Sept jeunes condamnés pour vol dans des maisons de chasse en décembre 2016

Ils ont entre 19 et 23 ans, et durant le mois de décembre 2016, ils avaient enchaîné les vols de denrées dans une dizaine de cabanes de chasse du Val d’Amour.

Publié le : 10/07/2017 à 12:32
photos2028200921633.jpg
Pour ces vols, ces six jeunes ont été condamnés à du sursis et à des heures de travail d’intérêt général.

C’est une bande de jeunes qui n’ont pas le profil des petits délinquants que l’on croise habituellement dans les tribunaux. Cinq garçons et une fille âgés de 19 à 23 ans, tous originaires de la région doloise, comparaissaient ce mardi 20 juin au tribunal de grande instance de Lons-le-Saunier pour vol en réunion. Durant le mois de décembre dernier, tout ou partie de ces six amis ont enchaîné les vols, parfois avec effraction, de cabanes de chasse ou de locaux d’association sportive de la région du Val d’Amour : Vaudrey, Nevy-lès-Dole, Rahon, Montbarrey, Souvans, Chissey-sur-Loue, Villers-Farlay, Balaiseaux, Chemenot, Le Deschaux, Mathenay et Belmont.

Bières, vin, liqueur, pâtes

Des petits cambriolages qui n’avaient pas pour but de voler des armes ou des munitions, mais bien des denrées alimentaires : bières, vin, liqueur, pâtes… Pour la plupart honteux de leurs actes, ces jeunes peinaient à justifier leurs vols à la barre. « Vous travaillez, vous avez donc de quoi vous payer des bières, donc pourquoi êtes-vous allé les voler ? », s’interrogeait le président. Les un après les autres, tous ont donné la même réponse : « Je ne sais pas. »

À la tête de cette bande, Loïc*, 20 ans au moment des faits. « L’idée m’est venue lors d’une soirée. Un de mes collègues m’avait dit qu’il y avait de la bière dans la cabane de chasse qu’il fréquentait, alors j’ai proposé aux autres d’y aller. On a cassé un carreau, et on a pris ce dont on avait besoin. » Un récit banal, dont le jeune homme ne semble pas mesurer les conséquences. Tellement banal que lui et ses amis le reproduiront à plusieurs reprises, toujours pour des petits larcins.

Chacun leurs tours, les jeunes adultes tenteront de se justifier à la barre, tant bien que mal. « Je n’ai pas été très intelligente. Je me suis dit que le mal était déjà fait », explique Alexia*. Et Pierre*, qui a stocké chez lui un groupe électrogène subtilisé par ses camarades d’expliquer qu’il « l’a fait pour leur rendre service, pour leur éviter d’avoir des problèmes ». « On suivait comme des idiots Loïc, qui était le meneur. On avait consommé de l’alcool, on n’était pas dans notre état normal », tente de relativiser Kevin*. Une excuse de l’alcool que reprendront également à leur compte les trois derniers prévenus. Et le président de leur rétorquer : « Tous les jeunes qui font des soirées et qui s’alcoolisent ne finissent pas par casser des vitres pour aller voler dans des cabanes de chasse. »

Un état d’esprit immature qu’a fustigé le parquet, dénonçant le comportement « d’une bande de gamins lâches qui a oublié le respect d’autrui. Il va falloir que vous grandissiez et que vous assumiez vos responsabilités. » Au retour des délibérations, le tribunal a prononcé des peines de 3 à 6 mois de prisons avec sursis, assorties de travail d’intérêt général de 35 à 150 heures. Peines auxquelles s’ajouteront les plus de 8 700 € de dommages et intérêts que chacun devra rembourser en fonction de son implication.

* les prénoms ont été modifiés.

Joffrey Fodimbi

Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image