[Photos] Loups, renards, marmottes et lynx rejoindont le parc polaire de Chaux-Neuve en 2015/16

La “famille” va s’agrandir, pour conforter au parc, son rôle pédagogique auprès du grand public.

Publié le : 05/11/2014 à 08:41
Gilles Malloire souhaite que le parc polaire permette de mieux connaître la faune sauvage
Gilles Malloire souhaite que le parc polaire permette de mieux connaître la faune sauvage

En 1985, Claude et Gilles Malloire ont radicalement changé. Pour vivre avec leurs trois premiers chiens du Groënland, ils ont quitté Besançon et se sont installés dans une ferme d’alpage du Haut-Doubs, sans eau courante ni électricité. Durant 14 années, dans cet espace naturel isolé, ils ont expérimenté et observé “la vie d’une meute”. Ils ont également conduit des attelages en hors-piste lors de raids. L’observation et le respect de l’organisation sociale de leurs chiens, leur ont apporté une complète connaissance de cette vie proche de celle du loup. Cette vie en milieu naturel les a entraînés à prendre position pour la défense de la faune sauvage, et à travailler sur le développement d’une réserve animalière où l’homme et l’animal se rencontrent. Ainsi, depuis plusieurs mois, les chiens du parc sont progressivement remplacés par d’autres espèces ; en particulier des cervidés. Une centaine d’animaux peuvent ainsi être approchés à travers un safari pédestre que les élus locaux ont pu découvrir récemment, à l’occasion de l’inauguration de la deuxième partie de la voie d’accès au parc polaire, d’une distance de 700 mètres. Une opération d’un montant de 117 000 € qui a bénéficié d’une contribution financière du Conseil général du Doubs (40 %), du Commissariat de Massif (21 %), de la Communauté de communes des hauts du Doubs (5 %) et du Parc polaire (34 %), avec le soutien de l’ASA (association syndicale autorisée) du Cernois Veuillet présidée par Lionel Authier qui réunit une douzaine de propriétaires.

Educatif et pédagogique

Après la partie officielle, au cours de laquelle Gilles Malloire a remercié les représentants des collectivités engagées pour leur soutien déterminant aux côtés d’une petite structure, les invités se sont rendus dans le parc. A l’entrée du premier enclos, ils ont eu la surprise d’être accueillis par Jakou, un jeune auroch né le 1er août dernier qui venait à leur rencontre ; tandis qu’un peu plus loin, le groupe d’une trentaine de rennes profitait de l’ombre. L’occasion pour Gilles Malloire d’expliquer que l’objectif du parc polaire est d’intégrer régulièrement des programmes de conservation d’espèces, dont le renne forestier. « Nous en introduisons progressivement, mais nous les séparons de nos rennes en période de reproduction, pour éviter les hybrides. D’ici un an, nous accueillerons des rennes sauvages qui sont en voie de disparition et qu’il est temps de protéger. Nous souhaitons donner un rôle éducatif et pédagogique à notre parc qui est également engagé dans un programme EEP (programme européen pour les espèces menacées) pour le bison d’Europe ». Ainsi les deux jeunes specimens actuels seront bientôt rejoints par une bisonne. Le groupe s’est ensuite dirigé au coeur d’un grand parc où se cotoyent des Konig Polski (chevaux rustiques), des yacks, dont Chris, un magnifique mâle qui venait volontiers à notre rencontre. Un peu plus loin cerfs, biches, daims, chamois et mouflon n’étaient en rien perturbés par le passage des humains qui se dirigeaient vers la sortie.

Loups, renards, marmottes et lynx à partir de 2015

Gilles et Claude, aidés de leur équipe de cinq permanents, tout aussi passionnés, vont aménager de nouveaux parcs pour recevoir progressivement d’autres pensionnaires. En complément, une extension du bâtiment actuel est également au programme. « Nous prévoyons d’accueillir un couple de loups arctiques, des renards arctiques, et des renards roux (deux fois plus grands que les précédents énoncés), des marmottes, et des lynx. Le tout toujours dans le cadre d’un projet pédagogique. Ici ce n’est pas un parc d’attraction. Notre objectif est de bien cadrer l’évolution pour qu’il n’y ait pas de déviance possible, en ayant toujours à coeur, le bien-être des animaux. Ce changement de cap, va nous accaparer beaucoup de temps. Avec les loups et les renards, nous allons recommencer tout ce que nous avons fait au début avec nos chiens. Les premiers loups, qui sont des animaux très intelligents et subtils, devraient arriver en 2015 et en parallèle nous allons former des soigneurs-guides. A terme nous espérons atteindre 80 000 visiteurs (contre 40 000 actuellement) ».

Monique Henriet

Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image