Arbois Pasteur ressuscité pour le petit écran

Après le reportage diffusé le 24 octobre au 13 h de TF1 (filière oenotourisme), place à un « docufiction » pour Arte redonnant vie au scientifique le plus célèbre de France.

Publié le : 10/11/2017 à 19:00
1 Pasteur en pleine recherche, sous l'œil attentif de sa femme. 2 L'équipe de tournage (25 personnes) en pleine action.
1 Pasteur en pleine recherche, sous l'œil attentif de sa femme. 2 L'équipe de tournage (25 personnes) en pleine action. -

Arbois, Pasteur ressuscité, télévision, Arte

« S’il ny a pas Arbois, il ny a pas Pasteur » expliquait récemment Érik Orsenna de l’Académie française. C’est pour cela que Mathieu Schwartz réalisateur du docufiction « Pasteur et Koch » est venu deux fois en repérage à Arbois en juin et septembre. L’idée de tourner en Arbois a germé pour le réalisateur en octobre 2016, lors d’une réunion à l’institut de Pasteur avec Philippe Bruniaux, adjoint à la culture d’Arbois.

Un duel de géants

Ce premier contact, puis les deux repérages sur le terrain réussis, une équipe de tournage était présente autour du 26 octobre dans la cité de Pasteur : pas moins de vingt-cinq personnes pour raconter pour Arte (avec Martange production) l’histoire complexe et passionnante entre Louis Pasteur et l’allemand Robert Koch. Inspiré du livre d’Annick Perrot, conservateur honoraire du musée Pasteur de Paris et de Maxime Schwartz, directeur général honoraire de l’Institut Pasteur « Pasteur et Koch, un duel de géants dans le monde des microbes » (édition Odile Jacob) ce documentaire comprend environ un tiers de fiction. C’est Patrick Bonnel qui campe un Pasteur plus vrai que nature, et Françoise Miquellis pour Marie Laurent (l’épouse fidèle). Robert Koch, découvreur du bacille de la tuberculose, joué par Pierre Hiessler n’est pas venu à Arbois.

Une avant-première ?

Sur 10 jours de tournage, 2 jours ont été consacrés à Arbois : vigne de l’horloge avec en arrière plan le clocher, chemin pédestre le long de la Cuisance où s’est jouée la scène du télégramme (annonçant la bonne santé du petit Joseph Meister après les séances de vaccination contre la rage en juillet 1885). La maison de Pasteur également, avec le laboratoire et le salon, furent des lieux tournage. On pourra voir dans le petit écran le savant écrire ses courriers. Mais surtout la scène où il apprend, en septembre 1883 (alors en vacances dans la cité) la mort, frappé par le choléra, de son collaborateur Louis Thuillier qu’il avait envoyé en Egypte. Ainsi Arbois sera le seul lieu original filmé, toutes les autres scènes étant reconstituées dans la région parisienne. Un docufiction qui devrait être diffusé au printemps 2018…en espérant une avant-première à Arbois !

39600 Arbois

stephane.hovaere

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