« Moi, je suis prêt à en vendre »

Publié le : 20/03/2017 à 18:12
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« Cela limiterait l’enrichissement des dealers et permettrait à l’Etat de collecter de nouvelles taxes. »

C’est l’un des sujets de la campagne électorale : et si demain, le cannabis devenait légal en France, comment devrait-il être commercialisé ? En pharmacie, comme les autres « drogues » ou dans les bureaux de tabac ? « En tout cas, moi, je suis prêt à le vendre », explique Jean-Noël Berthod, le président du syndicat des débitants de tabac du Jura, installé dans le quartier de la Marjorie à Lons-le-Saunier.

Le buraliste verrait d’ailleurs plusieurs avantages à une distribution de ce produit dans les bureaux de tabac : « le réseau existe et il est bien structuré. Cela nous ferait un produit supplémentaire à vendre et avec le tabac, nous travaillons déjà avec les services de l’Etat. Pour les consommateurs, cela permettrait de savoir ce qu’ils achètent : il serait certainement plus contrôlé et de meilleure qualité que celui qui est vendu illégalement. Enfin, cela limiterait l’enrichissement des dealers et permettrait à l’Etat de collecter de nouvelles taxes. »

On verra donc dans quelques mois, en fonction de la majorité qui sortira des urnes, si la France se mettra au diapason de bon nombre des pays voisins dans une attitude libérale face au cannabis ou si les temps resteront à la prohibition.

Joffrey Fodimbi

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