Marathon du Pays de Pasteur : prêts à relever le défi !

Rencontre avec des concurrents qui, ce dimanche 8 octobre entre Arbois et Dole, participeront à leur premier marathon.

Publié le : 07/10/2017 à 07:00
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Nathalie Lannareix, Bruno Jacquot, Évelyne Benoît et Jean-Michel Tisserand, avec Christophe Monneret (2e en partant de la gauche), lors de la reconnaissance organisée le 3 septembre.

Des semi-marathons, Évelyne Benoît en a déjà couru plusieurs : Nuits-Saint-Georges et Beaune l’an dernier, Givry cette année (en 2 h 12’). Elle participe aussi régulièrement à des trails avec, à 68 ans, régulièrement des places parmi les trois premières de sa catégorie. « Quand j’ai vu qu’il y avait un marathon Arbois – Dole, ça m’a fait envie », confie-t-elle.

Comme Évelyne, Jean-Michel Tisserand prendra dimanche à Arbois le départ de son premier marathon. Une blessure au genou l’avait obligé à arrêter la course à pied. Il a recommencé il y a deux ans. Il court une à deux fois par semaine avec des personnes qui ont pris leur inscription pour le marathon Pasteur. « Je me suis dit : tant qu’à faire l’entraînement avec eux, autant que je m’inscrive également ». Effectuer les 42,195 km de l’épreuve sera aussi pour lui une façon de rendre hommage à son collègue Christophe Avril, victime d’une chute lors d’une sortie dans les Alpes :

Quand j’ai fait un semi-marathon il y a sept ans, c’est lui qui nous avait lancé le défi. On s’était dit qu’on ferait un marathon ensemble… ».

Promouvoir le Jura

En fin d’année dernière, Bruno Jacquot était le 8e à s’inscrire au Marathon Pasteur. « C’est une idée qui me trottait dans la tête depuis un moment », confie l’enseignant dolois, très motivé à l’idée de terminer son marathon dans sa ville, qui plus est au terme d’un parcours qui rappelle l’œuvre de Pasteur, « un grand scientifique ».

Allier l’effort et la promotion du Jura, de Dole en particulier, « ville que j’adore », dit-elle, c’est aussi ce qui, après plusieurs semi-marathons, et notamment une participation aux championnats de France 2016 à Bourg-en-Bresse, a décidé Nathalie Lannareix à passer à la distance supérieure

A quelques jours de l’épreuve, les futurs marathoniens s’accordent quelques jours de repos, après s’être activement préparés. « Je cours toute l’année mais j’ai essayé, depuis juillet, d’en faire un peu plus pour terminer dans un temps correct », dit Évelyne, qui ne veut cependant pas se mettre de pression : « Si je mets moins de 5 heures, je serai contente ».

« Il va être dur »

Jean-Michel partira sur un rythme de 11 à 12 km/h. Il témoigne de l’inévitable angoisse face au fameux « mur du 30e km ». D’autant que lors des reconnaissances, il a vu que le parcours était quand même assez vallonné. « L’objectif sera de terminer ».

La distance, Bruno Jacquot pense l’avoir dans les jambes. Avec au moins une sortie de 20 km chaque semaine ces derniers mois, il a sérieusement préparé son affaire. « Ce que j’aimerais, c’est arrivé sans être totalement épuisé », dit-il, avec quand même un œil sur le chrono. Sa meilleure performance sur 21 km est 1 h 43’21’’. Sur le papier, ça devrait faire 3 h 45, mais il juge plus prudent de se donner comme objectif d’être sous les 4 heures :

Comme c’est une distance qu’on ne court pas à l’entraînement, on est un peu dans l’inconnu. Ce n’est que le jour de la course qu’on peut savoir si ça va tenir… ».

Nathalie Lannareix partira à peu près sur les mêmes bases. « On sait que, pour un premier marathon, il va être dur ». Mais elle reste confiante : « D’ici dimanche, je veille à ne pas trop courir pour être en forme. J’ai hâte d’y être ».

Une première aussi pour l’organisateur

Des marathons, Christophe Monneret en a déjà couru neuf. Mais celui de ce dimanche entre Arbois et Dole est le premier qu’il organise.

C’est à la suite d’une annonce lors du cross de Tavaux que Christophe Monneret a rejoint le Dole Athlétic Club. « Les speaker avait lancé un appel au secours pour l’organisation des 10 km de Cora ». Ces trois dernières années, il a piloté l’organisation du semi-marathon de Dole, mais souhaitait un événement qui rayonne plus largement. Également ancien membre du Club de la Table Ronde, Jean-Pascal Fichère lui a suggéré de prendre contact avec Patrick Le Bail, qui avait le projet de créer un marathon dans le Jura mais besoin pour cela d’un club support. L’affaire était lancée…

Entre ses responsabilités à la Sncf et la charge que représente la coordination de 280 bénévoles et les relations avec les partenaires et élus des communes traversées, les semaines qui viennent de s’écouler ont été bien chargées, mais les efforts déployés n’ont pas été vains : ils s’étaient fixés l’objectif de réunir 300 coureurs ; ils seront 550 sur la ligne de départ. Il a fallu poster sur le site de l’épreuve un message annonçant que la clôture des inscriptions.

Benoit Ingelaere

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