A Lyon, les ex-Logo s'opposent à leur ancien patron

Retour devant les juges de Lyon pour les ex-salariés de Logo, leur ancien patron, le liquidateur et le groupe LVMH...

Publié le : 05/09/2017 à 19:19
A Morez, les anciens salariés de Logo ont tout fait pour éviter la liquidation avant de négocier un accord avec le groupe LVMH.
A Morez, les anciens salariés de Logo ont tout fait pour éviter la liquidation avant de négocier un accord avec le groupe LVMH. -

L’accord proposé par LVMH aux anciens salariés de Logo, à Morez, est-il valable ? La valeur de rachat du stock de l’ex-lunettier Jurassien est-elle estimée à un prix correct ? Ces deux points faisaient l’objet d’un nouveau débat devant le Tribunal de commerce de Lyon, ce mardi matin. D’un côté, on trouvait les salariés de Logo, représentés par Me David Métin, désormais liés à Tag Heuer et au groupe LVMH, représenté par Me Guilhem Brémond ; de l’autre se trouvait l’ancien patron de l’entreprise, Richard Vivès, qui s’oppose à l’accord trouvé entre ses ex-salariés et LVMH, ainsi qu’à la vente du stock de Logo à LVMH.

Opposition « indécente »

Rappelons que devant une juridiction parisienne, les ex-salariés sont arrivés à un accord avec le groupe LVMH et le liquidateur, qui pourrait leur permettre de toucher une indemnité d’un montant approchant une année de salaire par salarié. Or, leur ex-patron, « qui ne leur a même pas proposé un euro » s’est indigné David Métin, estime aujourd’hui que ce montant n’est pas suffisant. Il trouve aussi que l’offre de rachat du stock de Logo par LVMH – à hauteur de 1.8 million d’euros – est insuffisante par rapport à sa valeur et aux propositions de deux soldeurs. Mais pour l’avocat de LVMH, ce stock serait aujourd’hui « sans valeur », sinon pour l’emploi de pièces pour l’après-vente. Au cours de sa plaidoirie, Me Guilhem Brémond a d’ailleurs jugé « indécente » l’opposition de M. Vivès sur l’accord trouvé avec les salariés, estimant que l’équilibre était « favorable à tous et en particulier aux salariés ».

En contrepartie de cet accord, les salariés s’engageaient à arrêter toutes les poursuites contre le groupe de luxe de Bernard Arnault.

Jugement le 14 septembre.

Laurent Villette

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