Champagnole Le métier d'encadreur ne fait plus recette

Il n'y aura sans doute bientôt plus personne plus encadrer vos tableaux ou vos photos. Chronique d'une mort annoncée.

Publié le : 13/08/2017 à 18:50
Jean-Louis Baud est inquiet pour l'avenir de son métier d'art.
Jean-Louis Baud est inquiet pour l'avenir de son métier d'art. -

Champagnole, artisanat, encadreur, disparition

Jean-Louis Baud, établi encadreur à Champagnole en 1985, rue Aimé Berthod, puis rue de la République en 1991, et finalement à l’Espace Mont-Rivel en 2002, exerce un métier en perdition. Le « faites le vous-même » ou la diminution du pouvoir d’achat en sont les principales causes. Toutefois, le professionnel se bat pour continuer son activité et garder sa boutique ouverte : « Jusqu’en 2009, dit-il, j’ai eu de très bonnes années avec entre autres la tenue d’ateliers de loisirs créatifs. Ces ateliers ont connu une grande mode à partir des années 2000. Le déclin est venu avec la montée en force d’Internet où tout un chacun peut retrouver ce qu’il recherche et également avec la crise économique qui fait que lorsqu’il faut diminuer les frais, ce sont les loisirs qui sont en premier impactés. Le nombre de pratiquants en peinture reste élevé, mais les grandes surfaces de bricolage fournissent les produits et les cadres standards. Maintenant je ne fais plus que de l’encadrement pour une clientèle exigeante recherchant la qualité. Aucun encadreur n’est remplacé lors de son départ en retraite, même dans les grandes villes. » D’ici dix ans, le métier aura pratiquement disparu, prédit Jean-Louis Baud, pour qui il reste encore deux ou trois années à exercer. Toutefois, il lui reste « un tout petit espoir. » Celui de pouvoir trouver un repreneur « et je suis prêt pour cela à le former. »

De notre correspondant Serge Buzzacaro

Contact : Jean-Louis Baud, Cadrimage, 03 84 52 64 09.

39300 Champagnole

stephane.hovaere

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