Saint-Lupicin La flûtiste jurassienne claire garde se produira samedi à l’Épinette

À 20 h 30, elle donnera un récital avec son amie, la pianiste Stéphanie Gurga.

Publié le : 20/04/2017 à 11:18
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Claire Garde et Stéphanie Gurga

Née à Saint-Martin-d’Hères dans l’Isère, Claire Garde a grandi aux Crozets. Elle a suivi sa scolarité à Moirans-en-Montagne et à Oyonnax. Toute petite, elle a toujours aimé chanter, jouer du piano et de la flûte à bec. Après des cours à l’école de musique de Moirans-en-Montagne, elle a été admise à 10 ans au conservatoire d’Oyonnax où elle a découvert les jeux du solfège, piano, clavecin, flûter, chant… « Du choix de la flûte en lui-même, je ne m’en souviens pas », confie-t-elle. « Mais une grande amie de mes parents jouait de la flûte et sa soeur du saxophone : ma soeur s’est mise au saxo, moi à la flûte… », ajoute Claire Garde qui a fait ses premières pas sur scène avec son maître d’école : « lui à la guitare et moi à la flûte.

C’est comme faire de la voltige

On jouait de la musique irlandaise, Dirty old town, sans partition, juste en suivant la musique, les accords de la guitare, aucun trac, juste la lumière et la musique, en étant à l’aise dans un univers où j’étais à l’aise ». Parmi les temps forts de sa carrière, elle mentionne l’année 2015 à Berlin avec l’orchestre du Freiburger Barockorchester.
« J’ai remplacé quelqu’un au pied levé. Assise dans la salle de la Philharmonie, là où tant de grands musiciens ont joué. Profiter du moment, un très court instant, avant de se concentrer et surtout donner le meilleur de soi-même ». Plus récemment, elle a joué en soliste le concerto en sol majeur de Mozart avec l’orchestre de l’UFRN de Natal au Brésil en novembre 2016. « C’était une grande expérience musicale et humaine surtout », ajoute la jeune femme qui se réjouit de venir jouer sur ses terres natales.

« Jouer à la maison, c’est jouer dans un état d’esprit de confiance, car l’environnement s’y prête et on s’y sent bien. Mais il y a aussi une certaine appréhension, car les gens qui nous écoutent, nous perçoivent à ce moment-là. Et pour nous, cela veut dire être présent à 100 %. On joue avec plus ou moins d’abstraction, de distance quant à l’instant du concert. On alterne entre des moments plus communicatifs avec le public et d’autres centrés sur nous-même, car jouer d’un instrument, c’est comme faire de la voltige, être un funambule ».

Des oeuvres jouées pour la première fois à la flûte

La flûtiste a rencontré la pianiste américaine Stéphanie Gurga « il y a plus de 10 ans pendant nos études. Elle est déjà venue jouer plusieurs fois dans le Jura, au clavecin, en musique de chambre ou même en récital pour piano suel, dans le cadre de l’Automne musical. Nous en parlons souvent, si nous trouvons que cette osmose marche sur scène, c’est parce que nous sommes amies dans la vie. On a chacune nos vies professionnelles et nos parcours artistiques différents, mais on prend le temps et on se retrouve régulièrement pour monter et montrer nos projets ». Samedi à l’Epinette elles interprèteront des transcriptions, « des oeuvres pour violon jouées pour la première fois à la flûte. Selon nous, cela rend un bel hommage aux compositeurs. Une première pour la Sonate en Mi-Majeur de J. S. Bach, ou encore celle en La Majeur KV526 de WA Mozart. C’est un programme varié, plein de sensibilité et de vitalité », conclut Claire Garde qui vit en Allemagne.

Zürich, Bâle, le Canada…

« En 2010 on m’a proposé ce poste au sein du Johann Strauss Ensemble. Je m’y suis sentie bien et je suis restée. Freiburg est une ville agréable, très cosmopolite qui allie ville et nature, ouverture culturelle et sportive, proche de la France, de la Suisse… J’y aime aussi les balades en forêt noire qui me rappellent un peu celles dans le Jura, où encore le long de la Dreisam (la rivière qui traverse Freiburg) où on cultive l’art de flâner. Ma vie professionnelle s’est construite peu à peu dans la région. Après j’ai travaillé tout en continuant de beaucoup me former, à Zürich, à Paris, à Bâle, au Canada l’été… En vérité, j’ai beaucoup étudié en restant vivre ici ! Je me déplace beaucoup ; je vais là où sont les projets ».

39170 Saint-Lupicin

Monique Henriet

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