Saint-Claude Humour. Olivier de Benoist : « J'avais plus peur des femmes que des loups »

Mercredi 11 octobre à 21 h, l'humoriste Olivier de Benoist se produira au Palais des sports à Saint-Claude. Entretien.

Publié le : 08/10/2017 à 16:00
Olivier De Benoît. © Pascal ITO
Olivier De Benoît. © Pascal ITO -

Qu’est-ce-qui a déclenché chez vous cette misogynie que l’on vous connaît ?

En fait je combats ce terme de misogyne, car c’est très péjoratif, comme le mot macho ; c’est très ringard. Je préfère que l’on dise que je suis un con qui ne comprend rien et qui a un regard biaisé sur les femmes ; ce qui fait rire. Je fais plutôt quelque chose qui a un côté premier degré. On croit que je pense ce que je dis, alors que je ne suis pas dans ce cadre-là.

Vous n’êtes pas du tout comme cela dans la vie ?

Non et je veux bien avec plaisir que l’on me traite de con, parce que c’est un compliment pour un humoriste, mais il est important de savoir d’où ça vient. J’ai grandi dans un univers très masculin pendant des années… et j’avais plus peur des femmes que des loups ! Comme ça m’a fait rire et que ça a faire rire les autres, j’ai continué. Et puis les rapports hommes-femmes font rire tout le monde depuis très longtemps. Alors c’est juste un prétexte. Ce qui est drôle c’est que lorsque Florence Foresti tape sur les mecs, et elle le fait tellement bien, il n’y a pas un mot pour le dénoncer.

Alors dans votre prochain spectacle, vous allez nous laisser tranquille un petit moment ?

Exactement ! (rires). Après un passage chez les misogynes anonymes, je me suis soigné et je peux parler d’autre chose, parce que je me lasse. Quand on est humoriste au bout d’un moment on a envie de nous tourner vers d’autres registres. Dans 0/40, un spectacle que j’ai déjà joué 200 fois, je vais parler d’autre chose, de ma vie. Il est découpé en trois parties : 0-15, 15-30 et 30-40 ans, où j’aborde d’autres sujets. En fait je n’ai pas de stratégie, j’ai juste envie d’aller ailleurs et de vivre d’autres expériences. C’est ainsi que je viens de tourner dans le film avec Guillaume Canet, « Mon garçon », un thriller où je joue le rôle d’un type pas drôle du tout ; au même titre qu’une nouvelle émission a débuté sur France 2 dimanche dernier à 16 h « Code Promo » avec Stéphane Bern. Nous faisons la promo des autres de façon décalée avec à chaque fois deux invités, et le week-end prochain ce sera Roselyne Bachelot et Pascal Obispo.

Est-ce que d’une région à l’autre le public réagit différemment ?

Pas du tout. Un one man show c’est comme une voiture de course. Quand elle est bien réglée, on obtient les meilleures performances. Là, on a tout imaginé, tous les effets, toutes les réactions du public et on peut dérouler. Ce qui a changé pour moi avec la télé, c’est que maintenant, les gens qui viennent me voir savent ce qu’ils viennent voir. C’est un humour qui les fait rire et c’est ça le plus important. Quand j’arrive sur scène les gens rient déjà. C’est un vrai confort. Alors il n’y a pas d’endroit en France où je me demande comment je vais être accueilli.

Propos recueillis par Monique Henriet

39200 Saint-Claude

Monique Henriet

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