Choux Florence Daudé et Philippe Thireau publient leur premier ouvrage commun

« Soleil se mire dans l’eau », c’est précisent-ils « un livre pour deux, deux livres en un ».

Publié le : 07/05/2017 à 13:27
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Lorsque l’objectif d’une photographe rencontre la plume d’un auteur/romancier/journaliste, on pourrait imaginer que la réalisation d’un ouvrage en commun tombe sous le sens, et que le travail de l’un influence celui de l’autre. Et bien avec Florence Daudé (qui a grandi sous le soleil de Toulouse) et Philippe Thireau (qui a vu le jour dans le Pays de Caux en Normandie) les choses ne sont pas aussi simples.

S’ils ont élu domicile depuis six ans à Choux, chacun a mené son petit bonhomme de chemin. La sportive Florence s’est nourrie de toutes ses expériences photographiques en France et à l’étranger, à travers des reportages bouillonnants, pour trouver calme et sérénité en arrivant dans le haut-Jura en 2007. Et c’est auprès de l’eau qu’elle a trouvé une belle source d’inspiration ; d’abord dans le massif du Risoux, puis près de la cascade de Pissevieille à Noirecombe (près de Saint-Claude).

« Ce que j’aime dans l’eau, c’est le mouvement, la lumière, la vitesse de déplacement, les matières qui s’y trouvent au fil des saisons. C’est magique ! » explique-t-elle.

Ainsi au fil du temps, ou plutôt au fil de l’eau, elle a réalisé de très très nombreux clichés.
De son côté Philippe Thireau a écrit plusieurs ouvrages dont une pièce « Mortelle Faveur » et plus récemment la bibliographie de « Benjamin Constant et Isabelle de Charrière, Hotel de Chine et dépendances » chez Cabedita en Suisse.

« C’est Philippe qui a déclenché la réalisation de ce livre, parce qu’il connaissait tout ce travail photographique qu’il voulait mettre au grand jour. Je lui ai dit, d’accord, mais tu fais les textes », explique Florence. « Je venais de terminer un roman en haïkus (vers courts) intitulé ’Un crime parfait’. La banalité du quotidien devient Art dans le haïku. Une des règles du genre est d’utiliser des mots de saisons ; cette règle est moins suivie aujourd’hui qu’autrefois mais elle a l’avantage de rapprocher le haïkiste de la vie quotidienne rythmée par les saisons et partagée par tous. Chaque haïku doit être composé de trois vers de cinq, sept, cinq syllabes qui doivent suffire à décrire un instant, un souffle, toute la vie. Alors, je me suis dit : pourquoi ne pas accompagner chaque photo d’un haïku », poursuit Philippe.

Libre cours à l’imagination

Et l’idée a fait son chemin. Florence a dû se lancer dans un tri énorme parmi les nombreux clichés pour en conserver 90, sans apporter aucune indication. « Moins on sait ce que c’est et plus je suis contente. Pour moi chaque image doit permettre à chacun de laisser libre cours à son imagination », précise-telle amusée ; tandis que Philippe a dû travailler sur un détail, une couleur, un élément… Dans l’ancien presbytère de l’église de Choux où ils ont élu domicile, chacun a son bureau… Après de nombreux allers et retours, et grâce à la complicité de la graphiste Muriel Fournier, le « Soleil se mire dans l’eau » a vu le jour, avec au final 140 pages que l’on peut feuilleter au fil de l’envie, intrigué par une image ou par un poème. Le livre édité chez Z4 Editions est disponible à la librairie Zadig à Saint- Claude, chez Vents de terre aux Rousses, au Buffet à Oyonnax, à la librairie de la vallée à Ornans, ainsi qu’à la boutique du musée Courbet, puis prochainement à Lons-le-Saunier et à Paris.

39370 Choux

Monique Henriet

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